Tout récemment, première tentative d'unité patriote européenne

Les dirigeants de partis patriotes autrichien, français, belge et bulgare ont annoncé vendredi à Vienne le projet de créer un nouveau parti regroupant les " Patriotes européens " d'ici à novembre 2009 prochain.

"Nous disons: patriotes de tous les pays d'Europe unissez vous! Car ce n'est qu'unis que nous résoudrons nos problèmes", a lancé le dirigeant du FPÖ autrichien, Heinz-Christian Strache, au cours d'une conférence de presse aux côtés de ses homologues  bulgare Volen Siderov (Ataca) et flamand Frank Vanhecke (Vlaams Belang).

L'annonce de la création de cette nouvelle formation, qui n'a pas encore de nom officiel, intervient deux mois après la dissolution du groupe Identité, Tradition, Souveraineté (ITS) du Parlement européen, victime de zizanies ayant culminé avec une querelle italo-roumaine en son sein sur la question des Roms. Ce groupe n'avait pas tenu un an et à la question sur les chances de survie du nouveau parti européen.

Contrairement à un groupe parlementaire au sein du Parlement européen, qui doit réunir au moins vingt élus de cinq pays membres, un parti européen ne nécessite que l'adhésion de membres d'au moins sept pays de l'UE. "Notre objectif est d'avoir plus de 10 partis membres et l'idéal serait un de chacun des Etats membres de l'UE", a souligné M. Strache. Le Vlaams Belang a indiqué préférer les contacts bilatéraux à une structure faîtière, tout en se rejouissant du consensus trouvé sur certains principes.

 

Progression spectaculaire du British National Party au Royaume Uni

BNP/Européennes2009

Jeudi 19 février 2009, 4 élections partielles se sont déroulées à travers l’Angleterre. Lors d’une première candidature, Paul Golding (BNP) décrocha aisément un siège de conseiller municipal dans une localité rurale du Kent (sud-est de l’Angleterre) ! Malgré un contexte électoral particulièrement haineux, lors d’une première candidature un candidat du BNP a recueilli 28,11 % dans un village du comté industriel de Leicestershire (Midlands de l’Est). De même le BNP a obtenu des scores honorables dans 2 autres secteurs : 10,60 % dans une circonscription urbaine du Grand-Londres et 9,16 % dans la ville thermale d’Harrogate (Yorkshire du Nord).

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La dynamique équipe militante et électorale de Sevenoaks dans le Kent

L’incroyable exploit électoral du BNP dans le Kent rural

Alors que le district rural de Sevenoaks dans le paisible comté du Kent constituait jusqu’à présent un fief inexpugnable pour les Travaillistes, lors d’une première candidature le candidat patriote Paul Golding s’imposa haut la main avec un score impressionnant de 41,33 % (408 voix). Pour le BNP, il s’agit de la première percée spectaculaire au sud de la Tamise, véritable terre de mission pour les nationalistes britanniques. D’ailleurs ce comté, situé à proximité de la France à vol d’oiseau, aurait pu servir de cadre pour les délicieux romans d’Agatha Christie ou pour les tournages de l’inspecteur Barnaby.

Avec 33,64 % des suffrages exprimés (332 voix), le représentant travailliste subit un camouflet cinglant tandis que le candidat conservateur arrive en troisième position avec 25,03 % (247 voix). On assiste plus que jamais à un puissant rejet du bipartisme institutionnel et des partis du Système Travaillistes/Libéraux-Démocrates/Conservateurs), tous responsables de la catastrophique situation économique et sociale du Royaume-Uni.

Malgré la présence et l’aide efficaces d’une équipe électorale très structurée, Paul Golding espérait recueillir environ 20 % des voix.  Durant la campagne, le BNP avait effectué des distributions massives de propagande électorale et avait reçu un grand nombre de courrier en retour, ce qui laissait présager un score serré avec les Travaillistes. Après son élection triomphale, l’heureux vainqueur a déclaré qu’il s’agissait d’un jour historique pour l’ensemble du BNP puis a chaudement remercié son équipe militante pour son professionnalisme. Un conseiller national du BNP chargé des questions électorales ainsi qu’une élue régionale avaient épaulé localement Paul Golding.

Tétanisés et ulcérés, les travaillistes étaient plus hystériques que jamais si bien qu’ils ont préféré quitter bruyamment la salle municipale avant même la fin du dépouillement. En revanche, les Conservateurs ont eu une attitude correcte et ont même félicité le vainqueur à la fin du scrutin.

Bien évidemment, ce puissant séisme électoral a un impact politique considérable, bien au delà des limites du Kent et du sud-est de l’Angleterre. De même, ce remarquable résultat est de très bon augure pour les élections européennes du 4 juin 2009 notamment dans la super-circonscription du sud-est.

On se souvient également que le 13 novembre 2008, lors d’une première candidature David Owens (BNP) avait aisément décroché un siège de conseiller municipal dans une localité rurale du Lincolnshire.

Quandlapropagandeabjecte,haineuseetdiffamatoire,tientlieudeprogrammeélectoralpourlesConservateurs

Quand la propagande abjecte, haineuse et diffamatoire, tient lieu de programme électoral pour les Conservateurs

Spectaculaire percée du BNP dans le Leicestershire

Thringstone est une modeste commune rurale située dans le comté industriel de Leicestershire. Il s’agit encore de l’ancienne région industrielle et minière des Midlands de l’est, particulièrement ravagée par l’euro-mondialisme à l’image de l’ancien bassin houiller du Pas-de-Calais. Précisons d’emblée qu’un score minimal de 9 % sera suffisant pour y décrocher un siège d’eurodéputé le 4 juin 2009.

Malgré un contexte particulièrement haineux envers les patriotes britanniques, lors d’une première candidature Roy Harban (BNP) recueillit 28,11 % (465 voix) à Thringstone. Responsable électoral pour les Midlands de l’est, Wayne MacDermott envisageait un score de 20 % en se fondant sur quelques estimations et un certain capital de popularité. Là encore, en raison d’un rejet croissant pour les partis faillis du Système, le valeureux candidat du BNP dépassa les prévisions prudentes de Wayne McDermott, fin connaisseur du terrain électoral pour le BNP.

Alliés à la vermine d’extrême-gauche (le groupuscule tristement célèbre Unite Against Fascism largement subventionné), les Conservateurs ont répandu de très nombreux tracts haineux et diffamatoires. (voir ci-contre). Tissus de calomnies abjectes et nauséabondes, ces torchons électoraux consacrés au seul BNP (accusé de tous les maux) ne contenaient aucun programme politique sérieux et cohérent. Pour masquer leur vide politique abyssal et faire oublier leurs échecs catastrophiques, les 3 partis de l’Établissement ont pris l’habitude de s’acoquiner avec la racaille dite “anti-fasciste”. Leurs méthodes brutales et totalitaires sont strictement identiques des 2 côtés de la Manche.

À la lumière de ce contexte politique particulièrement hostile, la performance électorale du BNP est d’autant plus remarquable. Ces 3 partis du Système deviennent aussi hystériques que des meutes de hyènes affamées lorsqu’ils constatent que les habitants réservent un accueil cordial aux différentes équipes militantes du BNP. Il faut également saluer l’énorme maturité politique des électeurs britanniques, imperméables aux propagandes électorales venimeuses et diffamatoires.

Le principal enseignement de cette consultation partielle n’est pas la victoire du Travailliste sur le Conservateur, ni la déculottée électorale des Libéraux-Démocrates (4,59 %), mais le triomphe tranquille et solide de la vérité politique, incarnée par de courageux patriotes.

  

En félicitant les citoyens polonais, le Président V. Adamkus a dit: „L’idée de l’Indépendance de la Pologne, comme celle de ma Patrie, la Lituanie, a été transmise de cœur à cœur“

 
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Mardi, 11 novembre 2008(Varsovie). Le Président de la République de Lituanie Valdas Adamkus s’est rendu à Varsovie (République de Pologne) en visite de travail d’une journée.  

Le Président de la Lituanie a assisté  à la cérémonie solennelle de la Fête Nationale de la Pologne, le 90ième anniversaire  de l’Indépendance du pays et a observé le défilé militaire devant la tombe du Soldat Inconnu. Les dirigeants de plus de dix pays sont venus féliciter le peuple polonais à l’occasion de la Journée de l’Indépendance.

En félicitant les dirigeants de la Pologne et ses citoyens, le Président V. Adamkus a fait remarquer que l’histoire du pays est un témoignage de la lutte héroïque pour la liberté.

« Vous savez bien ce que veut dire de longues années d’oppression et d’injustice. Cependant, au cours des années obscures de l’occupation, vous n’avez pas perdu l’espoir et vous avez lutté  pour la liberté. L’idée de l’Indépendance de la Pologne, comme celle de ma Patrie, la Lituanie, a été transmise de cœur à cœur, dans les écoles et les universités, mais également parmi les combattants pour la liberté. La Pologne est restée invincible. Il y a 90 ans que votre pays dévasté, mais invaincu,  est revenu à la place qui lui appartenait, dans la famille des nations européennes » a dit le Président de la Lituanie.

Le Chef de l’Etat lituanien a souligné que face aux plus grands dangers, la Pologne n’a pas perdu sa dignité et son esprit de la résistance.

 «Aujourd’hui, nous nous inclinons avec respect devant les fils et les filles de la Pologne, qui ont fait renaître la liberté. Aujourd’hui, c’est la Fête de la liberté non uniquement pour la Pologne, mais également pour toute l’Europe » a fait remarquer le Président V. Adamkus.

Selon l’opinion du Président de la Lituanie, nous devons défendre nos valeurs communes et de ne pas admettre d’être divisés, afin de rester forts.

 « En déployant des efforts communs, en restant unis et solidaires, nous pourrons faire face aux défis relevés. Ce n’est pas par la soumission aux puissances, mais par un dialogue d'égal à égal, établi avec les grands et les petits Etats, que nous créerons un climat de confiance. En aidant  les pays voisins à suivre la voie de la liberté et de la démocratie, nous pourrons créer une véritable sécurité et la stabilité, a dit le Président V. Adamkus. – J’espère qu’en suivant cette voie de l’Europe libre, indivisible et solidaire, nous montrerons notre courage. J’espère également que les leçons douloureuses de l’histoire ne seront pas oubliées, et notre détermination à lutter pour les valeurs communes Euro atlantiques, sera forte et inébranlable, la détermination comme celle des combattants pour la liberté de Varsovie, des combattants du mouvement de Solidarité et de tous les patriotes de la Pologne ».

 

Après les Belges de Force Nationale, un allié d'Europe de l'Est pour le Centre National des Indépendants et Patriotes

Le mouvement Jobbik qui signifie à la fois « le juste » et « le plus à droite » vient d’inaugurer sa « Garde Hongroise », alias Magyar Gárda, lors d’une cérémonie d’intronisation symboliquement organisée entre la Résidence présidentielle et le Château. Cette garde n’a aucun lien avec l’Etat hongrois, mais n’en revendique pas moins sa vocation de force de défense nationale. L’orientation politique du parti fait gonfler la polémique.

                www.jobbik.com/ 
    
La mélodie exaltée du Magyar Hymnus retentit. L’émotion est intense. La voix des plus âgés, vibrante, se démarque. La cérémonie commence pour de bon. Environ un millier de personnes sont venues assister à ce qui ressemble de loin à un concours de drapeau, de plus près à une manifestation anti-française, et d’encore plus près à une remise de grade officielle.

La députée Fidesz Mária Wittner, survivante de 1956, a ouvert le bal. On a vu fleurir en cette fin d’été sur les murs de Budapest les slogans « Minden ‘56 » (« c’est toujours 1956 »), en allusion à la révolution anti-soviétique. Très vite, la foule entame de véhéments « Gyurcsány takarodj !!! », réclamant ainsi la démission du Premier ministre. On s’aperçoit vite de la parenté de cette célébration avec les manifestations anti-gouvernementales de l’année passée qui s’était terminées en émeutes. Le site Internet de Jobbik revendique d’ailleurs ce point : « Le drapeau de rayures Árpád était un signe commun pendant les manifestations et émeutes ».

D’autres huées se sont faites entendre : le nom de Tom Lantos, survivant à l’Holocauste et représentant des Etats-Unis, qui avait dénoncé des « fanatiques fous » et promis l’interdiction d’entrée aux USA des membres de la Gárda, a été amplement sifflé et raillé.

La célébration n’a en fait pour autre but que d’introniser les 56 – ce nombre revient comme un leitmotiv – premiers membres de la Garde Hongroise, prolongement du parti Jobbik, censée remédier au manque d’« autodéfense physique, mentale ou spirituelle » selon la formule utilisée par Gábor Vona, président de Jobbik, dans une interview publiée par le Népszabadság. Selon M. Vona, la création de cette garde, dont il est prévu qu’elle atteigne rapidement 1000 participants, a été organisée « afin de porter le vrai changement de régime  et de secourir les Hongrois ». Bien que ni la nature précise des risques ni celle d’un possible ennemi extérieur n’aient été apportées, la Garde s’annonce prête pour une « situation de guerre ».

C’est en effet ce que l’on comprend à la vue de ces gardes paramilitaires qui s’élancent fièrement à l’appel de leur nom et sous les applaudissements du public. Un à un, ils sortent du rang et montrent ainsi à leur famille et amis présents un uniforme noir avec un lion blanc rugissant dans le dos et, sur le cœur et la casquette, un blason simple : les lignes blanches et rouges d’Árpád, fondateur de la monarchie hongroise.

Et pour que la cérémonie ne soit pas incomplète, à la présence du « gyula » –« chef militaire » dans la société originelle hongroise – s’est rajoutée celle de « kendés » – « chefs religieux ». Trois ecclésiastiques, issus des églises catholique, réformée et évangélique, s’étaient en effet joints à la fête. Les références religieuses entendues étaient d’ailleurs exclusivement chrétiennes. Aucun autre groupe confessionnel n’était présent.

Jobbik - The Movement For A Better Hungary official programme
GaborBethlenProgramme
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La polémique des symboles  

La Garde de Jobbik a été représentée par trois groupes de tenues différentes. Le premier était composé des 56 gardes. Leur veste sans manche se rapproche de la tenue traditionnelle des paysans hongrois. Mais le pantalon rentré dans les rangers, la casquette, la couleur noire et le blason d’Árpád sont nettement moins anecdotiques. C’était effectivement ces couleurs de la maison royale hongroise qui caractérisaient les « Nyilaskereszt », c'est-à-dire les Croix Fléchées, à la tête du régime dans les années quarante. Depuis, le symbole de la croix fléchée est interdite en Hongrie comme la svastika ou l’étoile rouge.

La tenue du second groupe était plus « militaire » : casquette et pantalon de treillis vert kaki, chemise beige. Le troisième groupe enfin, se résumant à quelques personnes et faisant face aux deux autres groupes, était composé d’hommes vêtus de longues tenues blanches des pieds à la tête, avec deux ouvertures par lesquelles on peut sortir les bras. Sur le torse, un large blason : une vierge à l’enfant sur fond rouge et blanc. Au cou, une croix pattée blanche.

Garde Hongroise contre Garde Nationale : le défi politique de la droite

Après les représentants du Jobbik et la députée Mária Wittner, c’était au tour de Lajos Für du parti conservateur. La présence de cet ancien ministre de la défense stigmatise la volonté de faire de la Garde Hongroise une garde nationale. Mais cette milice privée n’a pas cette prérogative et n’est absolument pas intégrée à l’armée. Lorsque la question de l’entraînement militaire se pose, interdit par la législation actuelle, Gábor Vona, à la tête donc du parti et de sa garde, affirme qu’il « a l’espoir que la Garde trouve un moyen d’enseigner à ses membres comment utiliser des armes à feu ». L’aspect paramilitaire de ce groupe est donc affirmé autant que la nécessité d’instaurer un magistère moral dans un pays qui serait en pleine déliquescence.

La création de la Magyar Gárda fait partie d’un plan du parti Jobbik pour la création d’une Garde Nationale officielle, dont la Magyar Gárda représente le premier pas. Si l’on ne sait pas si la Garde Hongroise serait alors le noyau dur de cette Garde Nationale, on sait cependant que l’idée de cette dernière est déjà en question au Parlement. Le ministre de la défense n’est pas opposé à l’idée, proposée par le parti chrétien-démocrate national KDNP, d’une force civile volontaire pour remédier aux catastrophes naturelles et soutenir l’armée en cas de conflit. Une police civile de quartier existe déjà. Contrôlée par un gouvernement et un Parlement démocratiquement élu, de création endogène à l’Etat, avec un rôle limité à certaines missions humanitaires ou de soutien, l’idée de cette Garde Nationale reste cependant bien loin de la Magyar Gárda.

Le Président László Sólyom, dont les divergences avec le chef du gouvernement sont de notoriété publique, a pour sa part exprimé une vision ménageant à la fois le Jobbik et ses opposants. Le parti Jobbik, présent politiquement dans certaines municipalités, n’a aucun siège au Parlement.

La Magyar Gárda est donc au centre d’un jeu politique intense. L’opposition conservatrice joue sur les mêmes symboles délicats et l’antigouvernementalisme du Jobbik comme preuve de l’illégitimité du Premier ministre. Quant à la majorité en place, elle critique l’opposition qu’elle estime trop timide à condamner le parti Jobbik. En attendant, et même maladroitement, la garde marche au pas, au son des tambours et sous les applaudissements.

 

Irruption de la droite patriote sur la scène politique portugaise

L'objetdudélit

L'objet du délit

Un mouton blanc qui expulse des moutons noirs. La campagne d’affichage de l’Union Démocratique du Centre lors des élections parlementaires suisses d’octobre 2007 a fait des émules au Portugal.

Depuis le 1er octobre, le Parti national rénovateur (PNR) classé à l’extrême droite, un mouvement — hélas — marginal (0,1 % aux législatives de 2005), a fait placarder un panneau publicitaire dans le centre-ville de Lisbonne avec pour slogan “Non à l’immigration”, rapporte le quotidien Diário de Notícias. On retrouve un mouton blanc expulsant du Portugal les six “cancers” du pays sous les traits de moutons noirs, “criminalité, chômage, bas salaires, multiculturalisme, frontières ouvertes et assistanat”.

En mars 2007, le PNR avait déjà fait parler de lui avec le même type de panneau publicitaire. Un discours qui déplait forcément à l’intelligentsia portugaise, et qui a valu à certains leaders du mouvement une condamnation pénale lors d’un procès qui a pris fin le 3 octobre. La justice portugaise, soucieuse elle aussi de condamner ceux qui enfreignent la Pensée Unique, jugeait en effet 36 personnes pour des délits à caractère raciste (comprendre : d’opinion), une première, car habituellement on ne parlait que de circonstances aggravantes en la matière. Mário Machado, l’un des responsables du PNR, a ainsi été condamné à quatre ans et dix mois de prison.

Vive la liberté d’expression dans l’Europe de l’immigration et des marchands du temple !

 

Initiative patriote originale au large de la côte espagnole ...

Un parti indépendantiste canarien réagit à la visite du roi d’Espagne aux Canaries

Antonio Cubillo, Président du Congrès national canarien (CNC), bras politique du Mouvement de Libération des Canaries (MPAIAC), rend publique un communiqué à l’occasion de la visite du roi d’Espagne aux Iles Canaries.
Nous le publions tel qu’il nous a été adressé à la Rédaction.

Communiqué sur la visite du roi à la colonie des Canaries

Notre Parti, le CNC (Congrès national des Canaries), proteste énergiquement contre cette nouvelle mascarade du colonialisme espagnol, en envoyant ces jours, dans cette colonie africaine au roi d’Espagne, à l’occasion de célébrer le centenaire de l’arrivée à cette colonie, du grand père du roi, le décadent et néfaste roi Alfonso XIII, un des pires rois d’Espagne, responsable des terribles crimes de la guerre du Rif au Maroc, de la Semaine Tragique de Barcelone en 1909 ; l’assassin de Ferrer Guardia, l’éducateur et créateur de l’Ecole Libred de l’Enseignement ; le responsable en plus, de la terrible répression contre les habitants du Rif pour détruire la fameuse République du Rif, qui avait instauré le grand héro berber, Abdelkrim el Khetabi, après une glorieuse lutte de libération où il a défait l’armée coloniale espagnole, dans la fameuse bataille d’Annual en 1921 ; il fut le responsable, ce roi, de l’assassinat par fusillade des capitaines Galan et Garcia Hernandez qui se sont soulevés à Jaca (Navarre) en 1929, en faveur de la République et contre la désastreuse monarchie espagnole et multitude d’autres crimes commis par ce roi en Espagne et colonies africaines.

Nos grand parents ont eu le malheur de le voir arriver aux Canaries en 1906, dans un ridicule voyage autour de l’Archipel, car l’Espagne craignait à cette époque, que dans les Canaries, l’exemple des patriotes cubains et des Iles Philippines, se répandisse dans notre archipel selon prêchait le patriote canarien Secundino Delgado.

Justement, cette bataille d’Annual gagné par Aldelkrim el Khetabi, fut perdue par l’armée monarchiste espagnole surtout par les ordres folles et ridicules donnés par le roi Alfonso XIII au général Silvestre, dont les conséquences furent la mort de plus de 20.000 soldats et officiers. Le scandale fut aussi grand, que l’état-major de l’Armée fut chargé de faire une enquête et en nomma le Général Picasso. Militaire honnête et courageux, il a fait un magnifique rapport en faisant responsable de la défaite au roi.

Pour éviter la lecture de ce accusateur rapport devant le Parlement espagnol à Madrid en 1923, le roi Borbon s’est mis d’accord avec son ami et collaborateur, le général Primo de Rivera, pour organiser ensemble une espèce de coup d’état contra lui même, installant ainsi en Espagne la terrible dictature de Miguel Primo de Rivera, (père du fondateur de du groupe fasciste, Phalange Espagnole), qui a servi pour unir tous les républicains et gens de bien d’Espagne, contre la monarchie. La République est arrivée à la fin le 14 avril 1931, mais cette république a été détruite par la bande de généraux criminels de guerre, qui avaient participé dans les terribles massacres et assassinats dans la guerre contre le peuple berbère du Rif, dirigés par Franco et avec l’aide de Mussolini et Hitler.

Le général Franco, pendant sa terrible et sanguinaire dictature, prépara la succession du petit fils du roi Alfonso XIII, lequel fut imposé aux espagnols en novembre de 1975, comme Franco avait ordonné, sans que le peuple espagnol, pouvait parler ou opiner.

C’est une honte, que partis espagnols comme le parti socialiste PSOE, lequel dès sa fondation fut crée comme un parti républicain, parti qui pendant la guerre civile, perdu des milliers de militants assassinés par les franquistes et d’autres milliers partirent en exil, participe en cette mascarade monarchiste et colonialiste aux Canaries, colonie africaine d’Espagne. Nous ne sommes pas étonnés de la participation du parti, PP car il représente l’extrême droite monarchiste espagnole, mais ce qui est incroyable, qu’un parti canarien soi-disant nationaliste, comme Coalicion Canaria (C.C.) et ses groupes, organisations et partis qui tournent autour d’elle, participe dans cette mascarade colonial et monarchiste, en honneur du grand père du roi actuel, le roi assassin Alfonso XIII.

Coalition Canaria (CC) va perdre dans les prochaines élections, des milliers de voix des canariens sérieux et patriotes pour participer dans cette mascarade coloniale en Afrique. Il est déjà temps, que les socialistes canariens forment un Parti Socialiste des Canaries, anticolonialiste, africain et coupé des socialistes espagnols, défenseurs d’un roi dont son grand père, fut un assassin, responsables des massacres du Rif dans le premier tiers du XX siècle contre le peuple berber du Rif.

 ! Honte éternelle pour tous ceux qui ont participé dans cette mascarade colonial orchestrée par Madrid et ses collaborateurs aux Canaries.¡


Tenerife, Iles Canaries, Afrique, le 20 novembre 2006.


Signé : Maître Cubillo, Antonio, Président du CNC, bras politique du Mouvement de Libération des Canaries, le MPAIAC